Corse, Territoire médiatique par excellence…
Qui autre que la Corse peut proposer une telle réflexion ?
Le développement de la diffusion satellitaire, la
multiplication des chaînes transfrontières et d’autres canaux de diffusion tels
l’Internet (Web-Tv), le courrier électronique, le blog, sans oublier le fax ou
le téléphone portable, ont incité les sociologues et analystes politiques à célébrer
l’avènement d’une "société de l’information" comme la marque
caractéristique du XXIème siècle.
Le contrôle accru des grands conglomérats industriels sur
les vecteurs d’information, l’importance prise par ailleurs par les stratégies
de communication, au détriment de l’information proprement dite, l’endogamie
croissante au sein du couple médias et politique de même que l’interactivité
des divers acteurs au sein de ce même couple, tendent à relativiser ce premier
constat au point que se pose la question de la viabilité d’un débat
démocratique dans une société où les principaux vecteurs d’information sont
dominés par les puissances d’argent et la promotion des intérêts privés.
L’effondrement d’une idéologie à dimension humaniste, utile
contrepoids à l’hégémonie capitaliste, a accéléré cette évolution au point que le
langage apparaît désormais comme un redoutable instrument de sélection et de
discrimination, de domination et d’exclusion.
Quelles questions se
poser :
Dans une société de
l’information, quelle est la place pour le débat démocratique face à la profusion
d’information ?
Jamais dans l’histoire de l’humanité, l’information n’a été
si abondante et si instantanée au point que l’information mondialisée,
abolissant les frontières physiques et linguistiques, a transformé la planète
en un « village planétaire »…
Tous les grands évènements mondiaux se vivent dans une quasi
communion universelle, (Mondial du foot, Jeux olympiques, les grandes
catastrophes naturelles, telles le Tsunami en Asie en Décembre 2004, l’ouragan
Katrina durant l’été 2005 au sud des Etats-Unis, de même que les deux guerres
d’Irak en 1990 et 2003, etc.
Depuis la révolution technologique opérée il y a vingt ans,
des chaînes d’information continue ont supplanté les chaînes généralistes (CNN
aux Etats-Unis, LCI et France info, en France) développant des programmes
interactifs avec interventions des auditeurs téléspectateurs dans les débats
politiques, induisant avant le terme un débat participatif.
Exemple en France avec TF1 à l’occasion du débat sur le
referendum constitutionnel, en avril 2005, entre le président Jacques Chirac et
un panel de jeunes, ainsi qu’à l’occasion de la campagne présidentielle
française de 2007 toujours sur TF1 dans l’émission « j’ai une question à
vous poser », où le candidat à l’élection présidentielle était confronté
pendant 90 minutes à un échantillon « représentatif » de la
population française.
Même la presse écrite a opéré une mutation, couplant son
édition papier par une édition électronique donnant ainsi la possibilité à un
plus large lectorat, au delà les océans, d’accéder aux informations du journal.
Les grands quotidiens parisiens peuvent être consultés
électroniquement depuis l’Afrique ou l’Asie, contournant la censure
généralement en vigueur dans les pays autoritaires. Dans le Monde arabe, où la
censure est la norme, le quotidien « Al-Qods Al-Arabi » journal
critique transarabe, offre quotidiennement l’hospitalité de ses colonnes à
certains des principaux proscrits intellectuels arabes et contourne ainsi
depuis Londres les restrictions édictées par les gouvernements arabes.
De même, à côté de la presse payante, une presse gratuite
s’est développée dans les pays occidentaux accentuant l’offre d’information. En
outre, un service de messagerie à la demande (à la carte) a été aménagé pour
les usagers des téléphones portables.
Surinformation ou
désinformation :
Quels sont les
besoins, quelles sont les attentes ?
Toutefois, la concertation médiatique, la profusion de
l’information contribue-t-elle pour autant à une meilleure connaissance des
problèmes ? A une meilleure diffusion du savoir ? Contribue-t-elle à
une amélioration du débat démocratique ? La surinformation favorise-t-elle
l’information ou débouche-t-elle sur une désinformation ?
Dans les années 1980, cinquante méga compagnies dominaient
le paysage médiatique aux Etats-Unis, mais, moins de dix ans plus tard, il n’en
restait plus que vingt trois pour une domination comparable. « La vague
des énormes marchés conclus dans les années 1990 et la mondialisation rapide
ont laissé l’industrie médiatique centralisée en neuf conglomérats
internationaux:AOL-TimeWarner, Viacom CBS) News corporation, Bertelsman
(Allemagne), General Electric (NBC), Sony, ATT-LIBERTY Media et Vivendi
Universal France).
Quatre d’entre eux (Disney, AOL Time Warner, Viacom et News
corporation) contrôlent tout le cycle de la production (films, livres,
magazine, journaux, programmes de télévision, musique vidéo, jeux) ainsi que la
distribution (radio, câble, grandes surfaces, salles de cinéma multiplex).
Mais cette concentration médiatique, pour impressionnante qu’elle soit avec les immenses possibilités de diffusion qu’elle recèle, contribue-t-elle à une amélioration de l’information du citoyen et du débat démocratique ?
La réponse ne saurait être tranchée à en juger par les
déboires enregistrés tant par les Etats-Unis que par la France dans deux
moments clés de leur histoire contemporaine: la guerre d’Irak pour les
Etats-Unis et le referendum sur le traité constitutionnel par la France.
La classe politico-médiatique française a été parfois désavouée,
sans que cela n’entraîne une réforme des rapports entre le Pouvoir politique et
les Médias au point qu’une tendance à l’endogamie paraît se développer à en
juger par le nombre de mariages croisés entre politiciens et journalistes.
« Les Médias français se proclament et se vivent comme
un « contre-pouvoir ». Mais « la presse écrite et audiovisuelle
est dominée par un journalisme de révérence, dirigée par des groupes
industriels et financiers, par une pensée de marché, par des réseaux de connivence.
Alors, dans un périmètre idéologique minuscule, se multiplient les informations
oubliées, les intervenants permanents, les notoriétés indues, les affrontements
factices, les services réciproques. De ce fait, un petit groupe de journalistes
est omniprésent dont le pouvoir est conforté par la loi du silence impose sa
définition de l’information-marchandise sur une profession de plus en plus
fragilisée par crainte du chômage. Ces appariteurs de l’ordre sont les nouveaux
« chiens de garde » de notre système économique.
Le constat, féroce, s’apparente, par moments, à
La forme la plus achevée de l’imbrication du journalisme au
pouvoir politique aura été le journalisme embarqué « embedded »,
littéralement dans le même lit, durant la Guerre d’Irak. Cette proximité a été
jugée malsaine par bon nombre des membres de la profession car elle faussait
l’esprit critique dans la mesure où le journaliste était littéralement
incorporé au sujet de son observation, sans la moindre distanciation.
Les Chiffres de la
publicité et le neuro-marketing :
Quel avenir pour la
presse ?
La communication tend à se substituer à l’information et ses dérives nous renvoient à la propagande de base des régimes totalitaires que les pays démocratiques sont censés combattre. « Spin doctor’s »[1], c’est le nom que l’on donne aux Etats-Unis et au Royaume uni à ses « maîtres de l’embobine » chargés de gérer l’opinion publique.
A la fin des années 1990, le budget américain de l’industrie
des relations publiques a dépassé celui de
Aux Etats-Unis 40 % de ce qui est publié dans la presse
est directement reproduit, sans altération, des communiqués des « Public
relations » (3) soutient Paul Moreira, producteur de l’émission de
référence de Canal + et auteur d’un ouvrage documenté sur « Les nouvelles
censures- dans les coulisses de la manipulation de l’information »
(Editions Robert Laffont février 2007).
Deux chiffres suffisent à caractériser l’Empire des
Médias : il vit aux deux tiers de la publicité, et il dépense chaque année
deux fois le budget de l’état français. Au niveau mondial, le chiffre
d’affaires mondial de la télévision, hors subventions, est voisin de 220
milliards de dollars en 2006, dont environ 160 milliards financés par la
publicité, soit 70%.
Le chiffre d’affaires mondial des journaux et magazines est
voisin en 2006 de 275 milliards de dollars, dont environ 175 milliards financés
par la publicité, soit 65%, en augmentation, avec un maximum de 88% aux
Etats-Unis. En ajoutant les radios, cela fait environ 540 milliards de dollars
par an, soit presque deux fois les dépenses annuelles de l’état français.
Divertissement comme
outil et publicité comme finalité :
Le but est-il
d’informer ou d’attirer assez l’attention pour faire passer le « vrai »
produit : la publicité ?
L’information devient-elle
une information de divertissement ?
Ce qui explique que les grandes émissions
politiques des précédentes décennies, comme l’ « Heure de vérité »
sur France 2, faite par des journalistes, a depuis longtemps cédé la place aux
émissions de divertissement. Les hommes politiques préfèrent, et de loin,
passer chez les animateurs Michel Drucker, Ardisson, ou Marc Olivier Fogiel,
etc. pour promouvoir leurs idées.
Le temps de cerveau disponible du lecteur ou téléspectateur
humain ingurgite chaque année pour 400 milliards de dollars américains de
messages intéressés.
Emis par qui ?
Sur les 360 milliards fournis aux anciens médias par la
publicité, selon ce document du groupe Lagardère, 160 milliards, soit 44%, sont
« attribués » par les sept premiers groupes de publicité, qui font un
chiffre d’affaires direct d’environ 50 milliards.
La captation de l’imaginaire et le conditionnement
psychologique des consommateurs se fait à un âge de plus en plus précoce. Selon
une étude d’une équipe de chercheurs de l’Université de Stanford (Californie)
par exemple, 48 % des enfants âgés de 3 à 5 ans sont conditionnés par la
publicité dans leur goût alimentaire.
Avec le lancement de la campagne présidentielle française,
en 2007, les publicitaires ont affiné leurs recherches et leur ciblage. Ils se
livrent désormais au « Neuromarketing », une technique qui permet de
déterminer la combinaison média idéale qui permettre la meilleure pénétration
du message. En gros, quels médias choisir pour que ma publicité rentre bien la
tête du consommateur.
La multiplication des
sources d’information est une garantie de démocratie permet-elle la formation
d’une opinion libre par recoupement des connaissances ?
[1] Aux États-Unis le spin
doctor est un personnage bien identifié. Des livres, des sites comme
sourcewatch.org ou prwatch.org tiennent la chronique de leurs opérations. Ils
apparaissent dans des films ou des téléfilms. Il est vrai que la fonction existe
au moins depuis les années 1930 même si le mot lui-même « spin », n’a vraiment
été popularisé qu’à partir de 1984 et du débat Reagan / Mondale.
Un beau débat sur la Télé qui passe à la Télé !!!!!!!
cherchons l'erreur....... ICI
Bonjour,
Vous trouverez ci-joint un communiqué de presse du Service d'aide au consommateur lequel porte sur le neuromarketing. Ce communiqué invite les consommateurs à visiter notre blogue dédié exclusivement au neuromarketing. Les visiteurs du blogue pourront découvrir cette nouvelle discipline à travers des textes et vidéos et nous faire part de leurs commentaires. Plus es, ils pourront faire un test amusant qui démontre que notre cerveau peut nous tromper.
Merci de diffuser ce communiqué de presse
Service d'aide au consommateur
http://www.service-aide-consommateur.qc.ca/
Rédigé par : Aline Duplessis | 31 octobre 2007 à 19:20
Le neuromarketing : Qu'est-ce que c'est?
- Neuromarketing!!! Qu'est-ce que
c'est? Un nouveau blogue sur le neuromarketing créé par le Service d'aide au
consommateur "SAC", pour mieux connaître le sujet et faire part de ses
commentaires.
De plus en plus gourmande, l'industrie de la publicité s'intéresse à
votre cerveau dans le but d'accroître l'efficacité des messages publicitaires.
Déjà, certaines entreprises font appel à ce que l'on appelle le
neuromarketing. Elles utilisent des appareils médicaux pour identifier et
comprendre les mécanismes de votre cerveau dans le but de saisir votre
comportement d'achat.
Vous êtes curieux et vous voulez en savoir plus sur le pourquoi et le
comment on observe votre activité cérébrale? Vous êtes d'accord ou en
désaccord avec l'emploi de tel procédé ? Vous avez une opinion sur le sujet et
vous voulez la faire connaître ? Alors, rendez-vous au blogue du Service
d'aide au consommateur dédié exclusivement au neuromarketing à l'adresse
suivante : http://www.service-aide-consommateur.qc.ca/
Vous pourrez visualiser des vidéos où vous y trouverez des situations
expérimentales, des tests et expériences qui démontrent les traces que laisse
la publicité dans votre cerveau, comment votre cerveau peut vous tromper. Vous
pourrez aussi faire l'amusant test "in basket" qui éveillera votre réflexion.
Mais plus important, vous qui allez visiter notre blogue, faites-nous
connaître votre opinion, on compte sur vous!
Renseignements: Julie Plamondon, directrice, Service d'aide au consommateur
Rédigé par : Isula Viva | 31 octobre 2007 à 19:22